• Le mystère de la foi

    Je croyais te connaître. Mais je me suis trompé.

    Je croyais parler de toi. Mais en fait je mentais.

    Je pensais n’avoir rien à gagner. Mais j’avais tout à perdre.

    Pourquoi n’ai-je pas vu, pourquoi n’ai-je pas compris ?

    Pourquoi ai-je laché la main qui si longtemps me tenais,

    Cette main qui était restée tendue comme à un supérieur,

    Et qui était encore là à mon esprit dans tous mes malheurs,

    Ces malheurs que les désirs de mon cœur nourrissaient,

    Sans accepter le moindre compromis.

     

    Abandonner la chair !

    Cela est impossible, bien que tout me soit possible,

    Ce n’est pas possible que je me sois à tant de reprises fourvoyé,

    Pas possible que ma conscience ne m’est pas relevé, ouvert, éclairé les yeux

    Afin que je distingue les merveilles de la loi.

     

    C’est en Christ que le voile est levé,

    Fichu voile de la chair ! Si seulement je pouvais discerner la portée,

    Déchiffrer la puissance qui est par la parole portée,

    Si je pouvais spiritualiser mes désirs, emmener au ciel mes capcités,

    Si seulement je pouvais calculer la porter de mes journées,

    Et les placer dans une machine mille fois certifiée,

    Pour ma sanctification optimiser !

     

    L’amour n’est pas un produit intérieur brut.

    L’amour n’est pas une fonction de l’organisme.

    L’amour n’est ni un organe ni un système.

    L’amour est une pleine physiologie,

    Une puissante organisation créatrice,

    L’amour est le principe de mon essence,

    Le concepteur de mon existence,

    La raisons de mes ébats et de mes malheurs,

    L’objectif suprème de mes bonheurs et de ma joie.

     

    Oh ! Si je pouvais discerner ces vérités du Tout-puissant !

    Ma raison se contente de tourner en rond,

    Mon esprit est enchaîné à l’idée que sa chair va se putréfier.

    C’est faible, sot, inutile, inintelligent,

    Mais c’est naturel, puissant, triste, réel.

     

    Qui domptera mon plaisir ?

    Mes envies et mes désirs peuvent disparaître,

    Mais mon plaisir alors se morfondra,

    Se putréfiera, se camoufflera, se métamorphsera,

    Et fianlement, il m’effraiera. Me prendra par surprise, fera tomber ma tunique, disparaître ma justice, anéantir mon résidu d’amour,

    Et alors, encore, plus bas certainement, plus dur évidemment, plus cruellement d’après moi,

    Je mourrai.

     

    Moi qui croyais y éprouver du plaisir !

    Moi qui y voyait l’accomplissement de tous mes désirs, le but de mon ventre, la grande révélation de mon être,

    Il n’y a dans la mort que l‘odeur de l’échec,

    Le désespoir de la fin, la tristesse de l’oubli.

    Car le mort a oublié ses amis, et ses amis s’enfuient à cause de lui.

     

     

    Je serai libre. Ce cri je l’ai tant désiré !

    Comme le laboureur attend la levée,

    Comme la cuisinière veille sur sa pâte,

    Comme l’accoucheur attend le bébé,

    Comme la poule veille sur l’éclosion,

    Comme l’amour regarde la porte de son bien-aimé,

    Mon for intérieur a attendu ma conscience,

    Et ma conscience a attendu Son Esprit.

    C’est ici, vraiment là, la persévérance des saints.

    Ils attendent ce qui n’a pas été manifesté,

    Mais qui est puissament désiré par leurs cœurs endoloris.

     

    Je serai libre,

    Je n’accepterai jamais la mort gratuite, la mort de l’oubli, la destruction évidente organisée par mon péché.

    Je resterai dans la vérité.

    Le repos créateur sera ma demeure toutes les fois où …

    Oh horrible voile de la chair !

    Puisses-tu avoir une serrure, une brêche, un trou,

    Mais voici qu’Un plus grand t’a déchiré en deux,

    Il t’a percé, brisé, et tu nous as été donné à manger.

    Le repos créateur sera ma demeure toutes les fois où je vivrai du sacrifice.

    Sacrifice de chair et de sang.

     

    Enfin, enfin je comprend l’absence du troisième.

    C’est l’esprit qui vivifie, la chair ne nous sert de rien.

     

    Ce serait donc cela le désir …

    Le grand accomplissement du sentiment amoureux,

    La grande satisfaction du bonheur éternel,

    L’épanouissement de la chair dans l’amour,

    La signification de la consécration dans la sanctification…

     

    L’homme est libre tant qu’il désir le devenir,

    L’homme vit tant qu’il est dans le désir de la vie,

    L’homme est heureux tant qu’il espère dans le bonheur,

    L'homme aime ! … tant qu'il désire aimer.

    Le mystère de la vie de la foi m’est enfin révélé.

    Combien de temps ai-je passé sans y penser,

    Ou en refusant d’en faire ma priorité.

    Tout ce temps est révolu aujourd’hui.

    Ce que j’apprendrai se nourrira de l’assurance de la Parole.

    Oh divine assurance que celle qui vit dans le désir de s’accroître !

     

    Il n’y a rien dont j’ai besoin que tu ne me donnes.

    Tu me combles même le besoin de besoin.

    Tu me donnes plus de besoin que j’en ai besoin,

    Afin de combler le besoin de besoins dont les autres ont besoin.

     

    Merci. Et surtout, merci d’avance, merci en espérance !


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