• Fusion

    Accepteras-tu la fusion ?<!-- @page { margin: 2cm } P { margin-bottom: 0.21cm } -->

    Seigneur, qui suis-je pour parler de toi ?

    Je ne suis même pas digne d'écouter ta voix.

    Laquelle de mes oreilles pourrait supporter ton souffle ?

    Quelle portion de mon intelligence pourrait comprendre un seul de tes sons ?

    Comment supporterais-je que tu t'approches de moi ?

    Depuis ta demeure éternelle,

    Alors que le ciel me semble infiniment loin, Eternellement inatteignable,

    Tu prends soin de moi.

    Et je ne le supporte pas !

    Tu viens m'écouter.

    Et cela me déroute !

    Tu me réponds,

    Et je ne sais comment l'expliquer ! Le déchiffrer ! L'appliquer !

     

    Dans toutes les portions de la création,

    Chacun voit que tu l'aimes.

    Par le chant des oiseaux, et les mélodies des éléments,

    Tu enseignes tes statuts.

    Rien ne survit à l'absence de ta parole,

    Aucun mouvement, aucun être ne manque de répéter ta voix,

    Aussi, je ne peux la cerner.

     

    Comment accepterais-je que tu m'oppresses chaque jour ?

    En me conformant à ta Parole,

    Je sais que je vivrai.

    Je serai heureux, et te célébrerai dans l'assemblée,

    Les anges et les hommes, unis par ton esprit,

    Glorifieront ton nom,

    A cause de ce que tu accompliras par moi.

     

    Mais que serais-je alors?

    Suis-je digne ? Suis-je capable d'être ton esclave ?

     

    Je ne sais servir personne,

    J'ai toujours marché d'après les sentiments de mon ventre.

    Guidé par mon nombril,

    J'ai cherché sans cesse à me satisfaire.

    J'étais mon propre Dieu.

    Et puis je suis tombé.

    Non pas une seule fois,

    Mais à chaque fois,

    Je redevenais animal.

    Je perdais la raison,

    Tout en moi se soumettait, comme un bateau emporté par les éléments,

    Loin de son rivage, de son sillage, et de son équipage.

    Surpris et dépassé,

    Tout en moi se soumettait au diable et à ses créations.

     

     

    Pourquoi me suis-je détourné de toi ?

    Ta Parole n'est-elle pas la force et la vie ?

    C'est qu'elle est tout à la fois.

    Qui pourrait la supporter ?

     

    Cependant,

    Ce sont de mes blessures que tu t'es chargé,

    De mes craintes que tu t'es alourdi,

    De ma souffrance, que tu t'es occupé.

    C'est Moi,

    Ce dieu inutile, cette idole putride,

    C'est moi, qui t'ai coulé sur le bois.

    C'est moi qui t'ai emmené si loin,

    C'est à cause de moi que tu as voulu payé si cher,

    C'est pour moi que tu as tout offert :

     

    Cette parole que je rejette aujourd'hui,

    Cette parole qui m'a conduit hier,

    Cette parole qui me conduira demain,

    Cette parole que je n'accepte point,

    C'est bien elle qui est, qui était là sur la croix.

    C'est bien elle qui a porté mon chagrin,

    C'est elle que je supporte malgré moi.

    Car qui peut exister, si Dieu ne le désire pas ?

     

    Nous vivons tous par le besoin de Dieu.

    C'est par l'amour de Dieu que nous nous nourrissons,

    Par l'amour de Dieu que nous respirons,

    Par l'amour de Dieu que nous lisons, parlons, nous marions.

    De quoi n'aurons nous pas besoin,

    Que Dieu ne nous ait déjà offert par amour ?

     

    Qui connait ses sentiments ?

    Pardonne-moi ceux que j'ignore.

    Car j'ai ignoré mon amour,

    J'ai rejeté mon besoin de toi.

    Il n'y a rien dont j'ai besoin que tu ne m'aies offert.

    Rien.

     

    C'est pourquoi,

    Je ne veux plus te rejeter,

    J'aimerais ne plus jamais te questionner

    « Pourquoi m'as-tu fait ainsi ?

    Pourquoi dois-je te supporter ?

    Pourquoi t'écouterais-je ? »

    Car ce ne sont que des rebellions,

    Ce ne sont pas des phrases,

    Ce ne sont pas des suggestions,

    Ce ne sont pas des questions,

    Ce n'est que l'horreur du péché,

    Que l'illusion de la connaissance,

    Que le doute de l'existence,

    Le mystère de l'iniquité.

     

    Toi-même tu ES.

    Non, JE SUIS.

    JE SUIS tu es.

    Et moi, je vis.

    Je vis par ton amour, je vis en ton amour, je vis à cause de ton amour.

     

    De toi je ne suis que le désir,

    De ta pensée je ne serai que le plaisir.

     

    Et vous, hommes et femmes,

    Comment oseriez-vous douter ?

    N'avez-vous pas vu autour de vous,

    Que la Parole même est insupportable,

    Lorsqu'on ne l'accepte pas,

    Lorsqu'on n'y demeure pas,

    Lorsqu'on en vit pas,

    Pour que vous cherchiez encore une vaine manière d'adorer,

    Un vain chemin dans la mer,

    Par lequel vous vous perdez sans abri, et sans prison.

    Car vous n'avez plus l'Amour pour vous abriter,

    Pas de grâce pour vous réfugier,

    Pas de prison pour y enfermer vos maux,

    Pas de jugement, pour faire disparaître vos égarements.

     

    C'est ainsi que Jésus m'a donné la liberté,

    En étant pour moi la grâce et le juge,

    La justice et l'amour,

    La puissance et l'humanité,

    L'éternité et la finitude,

    Moi,

    et Lui.


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